Le processus conjoint de préparation à la réponse aux urgences vise à établir une capacité d’intervention permanente pour faire face à diverses situations susceptibles de perturber un pays ou une région en mettant en place un ensemble de mesures de préparation. Le but n’est pas seulement de tester un plan de contingence mais surtout de promouvoir des interactions permanentes entre entités UN et non-UN devant aboutir à des résultats et actions concrètes en préparation.
Á ce jour, des exercices de simulation ont été menés en Afrique de l’Ouest dans les pays suivants: Guinée Bissau, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, Sierra Léone, Togo/Bénin et Liberia. L’objectif principal de la simulation est de tester l’état de préparation de la communauté humanitaire ainsi que sa capacité à gérer la réponse à une situation d’urgence complexe dans le cadre de la réforme humanitaire.
Une des démarches mises en place par le HDPT (Humanitarian Devleopment Partnership Team) en 2007 est la création d’un Groupe de Travail en Préparation et Réponse aux Urgences (EPRWG : Emergency Preparedness and Response Working Group), composé par des membres des agences des Nations Unies et des représentants des ONGs et du gouvernement, visant à établir un Plan de Préparation et Réponse aux Urgences pour la République Centrafricaine.
Cette mission de formation inter-agences répond à une demande de l’Équipe Humanitaire Pays, transmise au Groupe de Travail Régional de Préparation et Réponse aux Urgences. Sur la base du scénario sélectionné conjointement avec le bureau HDPT, les instructions aux participants et les divers produits afférents à la simulation ont été préparé par l’équipe des facilitateurs.
Méthodologie adoptée
L’atelier se divise en trois principales parties :
1. Exercice de simulation fonctionnelle.
2. Atelier de restitution.
3. Atelier de planification en Préparation et Réponse aux Urgences.
L’exercice de simulation a été conçu autour de la Réforme Humanitaire des Nations Unies. La restitution consiste en une mise à plat des productions des différents groupes lors de la simulation et de leur évaluation en commun. Des recommandations sont faites au cas par cas et une analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces (SWOT) est ensuite menée, destinée à pointer les carences et manquements dans la réponse humanitaire. Un plan de réponse est ensuite établi afin de dégager les actions à mener pour combler ces carences.
L’atelier de planification se présente sous la forme d’une série de présentations techniques sur la réponse aux urgences et de sessions de travaux en groupes destinés à l’établissement d’un calendrier d’action, avec les actions à mener par cluster/groupe thématique.
Environ 70 personnes impliquant tous les acteurs humanitaires (agences des Nations Unies, ONGs nationales et internationales, gouvernement, mouvement de la Croix Rouge) ont participé à cet exercice de simulation fonctionnelle et autour de 40 personnes aux journées de restitution et de planification.